samedi 28 novembre 2020

PROJET D'ALIMENTATION EN EAU POTABLE A KINSHASA : un vrai élan du coeur


L’eau, c’est la vie. Est-ce vrai pour la RD Congo?




« Il ne faudrait pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien », disait l’Abbé Pierre.

C’est avec cette conviction que l’Asbl Association Lueurs d’Espérance a, en collaboration avec le Centre de Formation Désiré de Kinshasa, posé un geste de cœur en faveur de la population de Bibwa, à l’Est de Kinshasa.

L’Eau, c’est la vie. Et la Charte des Nations Unies reconnait l’accès à l’eau potable comme un droit Certes, mais pour des millions d’hommes et femmes, jeunes et vieux, et même des nourrissons de la RD Congo, l’accès à l’eau potable reste un rêve encore loin d’être réalité… un luxe que seule une minorité peut se permettre.

Des jeunes filles du village Balimu au plateau de Bateke parcourrent des kilometres chaque jour à la recherche de l'eau pour le menage

Le problème de l’accès à l’eau potable reste un défi à l’échelle de la nation. La situation est préoccupante dans le milieu rural, où la population devra se contenter de l’eau de pluie, des eaux des rivières elles-mêmes polluées par toutes sortes de déchets, y compris les excréments humains et les acides toxiques des produits de toilettes et de lessive. Dans d’autres milieux, les populations se contentent des eaux de marais, qui s’accumulent avec le ruissellement des eaux de pluie.

Dans la mégalopole de Kinshasa, avec une population dont Dieu seul connait le chiffre exact, le problème de l’eau est un drame social. Plusieurs quartiers connaissent un drame silencieux, que les autorités publiques observent, parfois avec sentiment d’impuissance et parfois non sans indifférence.

L’accès à l’eau potable, un drame criant à Bibwa

On est sidéré de voir le développement de grandes maladies, dues à la mauvaise qualité de l’eau, dans une ville surpeuplée.

Tel est la situation de la population de Bibwa, dans la partie Est de Kinshasa. Sur ce terrain sablonneux s’étendant à perte de vue s’effectue un lotissement incontrôlé. Une grande population s’y installe depuis presque qu’une quinzaine d’années et continue à agrandir à une vitesse vertigineuse.

Parmi les défis que présentent le quartier Bibwa, il y a la pénurie de l’eau. Le CICR fait d’ailleurs le même constat. Et sur leur site internet on peut lire ce témoignage : « Arlette, 27 ans, est veuve et mère de trois enfants. Elle se réveille tous les jours à 4 heures du matin pour être parmi les premiers à atteindre un point d'eau éloigné de son domicile. Elle emprunte les avenues sablonneuses de ce coin reculé de la ville, avant les premières lueurs du jour. Mais jamais seule. « Nous y allons en groupe de trois ou quatre personnes parce que nous ne sommes pas à l'abri d'une mauvaise rencontre », indique-t-elle. Sur ces routes, les agressions sont fréquentes. » (https://www.icrc.org/fr/document/rdcongo-kinshasa-entre-covid-19-et-penurie-deau?gclid=Cj0KCQiAh4j-BRCsARIsAGeV12C9oXEhCxUZoAwjyVvZ5boe860Q4lOES2IRtCqRxNJ-3FZMkKfvbm8aAp9pEALw_wcB) Et plusieurs autres organismes internationaux font le même constat macabre.

Comme Arlette, des milliers de femmes et jeunes filles doivent se livrer au même calvaire, journalièrement. Des enfants, personnes âgées, des nourrissons et mêmes des familles entières en subissent les conséquences.

Un forage d’eau potable en pleine période de Covid-19

Afin de contribuer à alléger la misère des habitants de cette partie de la ville, un forage d’eau a été construit sur l’avenue Léna, en pleine période de Covid-19. Ce projet a été à 90% financé par les Chrétiens de l’Unité paroissiale Westend par le truchement de la Internationales Katholisches Missionswerk Ludwig Missionsverein.

 

 

 



 



Ce site consiste en un forage de 50m de profondeur. Une pompe imergée actionée par un groupe électrogène de 5KVA fait monter l’eau dans une citerne en plastique de 3000 litres, elle-même montée sur un support métallique. La demande est tellement forte que parfois le moteur est actionné jusqu’à couvrir 8000 litres d’eau servis à la population.

 

Afin de contribuer aux frais d’entretien des équipements et de la rémunération du personnel aidant, la population est invitée à apporter une contribution symbolique pour l’usage de l’eau. Cette contribution s’élève à 100FC pour un bidon de 25 litres, soit 4FC le litre.

 

Pour la population de Bibwa Lena et ses environs, ce geste d’attention leur va droit au cœur : finis les kilomètres à parcourir pour se procurer de l’eau potable. Finis les charges à soulever sur des longues distances. L’eau est désormais à portée de mains.

 


 

 

 

 

 


Tout en remerciant l’Association Lueurs d’Espérance Asbl et le Centre de Formation Désiré ainsi que les donateurs nationaux et étrangers, la population encourage l’Asbl de multiplier de tels gestes afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de la vie et au soulagement de la misère des populations congolaises.

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